Petit rappel sur les travaux effectués sur la carte de puissance du Counterforce

7 juillet 2009

Voici le petit rappel sur les travaux effectués sur la carte de puissance de mon flipper Gottlieb Counterforce.  A la réception du flipper,  les afficheurs fonctionnaient quand même alors que le circuit de puissance était visiblement hors service (toutes les zener étaient passantes).

J’ai indiqué sur la plaque composants les différents éléments hors service comme l’ensemble des diodes zener et une led, mais aussi absent comme le thyristor de protection de surtension du 5V alimentant la carte CPU. Celui ci a été shunté parce qu’il était vraisemblablement grillé (ici, il génère un court-circuit et déclenche le fusible sur une surtension au niveau de l’alimentation 5v).  Et enfin à titre préventif, j’ai effectué le changement des 2 condos électrochimiques 100V et des 2 transistors utilisés pour l’alimentation 42V et 60V des afficheurs.

Le flipper est réparé !

6 juillet 2009

J’ai passé plus de temps sur l’ouvrage que sur le blog. Tant pis pour vous.  Mais moi, il me tardait de pouvoir y jouer. J’ai donc priorisé le travail  à défaut du compte rendu journalier.

Voici en avant première l’une des toutes premières boules jouées après 3 semaines de soirées passées dessus. Il aura fallu un week-end complet pour démonter et remonter les plots et les éléments du décor. Le mylar a été nettoyé par zone avec un produit dégraisseur puis polishé avec de l’altuglass (le produit que j’utilise pour resurfacer les CD !).

Il me reste l’afficheur 4 digits ou status display à changer, quelques soudures et modifications complémentaires comme la reprise des cartes drivers pour les bumper ainsi que l’éclairage de ces bumpers (manquant sur la vidéo) et je pourrais définitivement conclure la réparation.

Petit bilan des sommes engagées pour la réparation :

Parts4Pinballs : plots ou posts GTB C11561C (x42) env 35 €
RestorPinball : afficheur 4 digits, bille neuve, kit élastique env 20 €
Membre de FlipJuke : élément du décor au niveau des targets, une dizaine de plots, bumber et chapeau 20€

Composants électroniques divers :  env 50€

soit un coût total de 245 € pour ce flipper

Réparation de la carte son du Counterforce

28 juin 2009

Suite de la série d’articles consacrés à la restauration de mon flipper Gottlieb Counterforce …

J’ai découvert plein de choses étonnantes sur le fonctionnement et  l’implantation électrique/électronique des divers éléments de mon flipper.

Par exemple, lorsque je supprimais le fusible associé aux afficheurs ou à la carte son, j’avais toujours l’affichage mais également le son … Y a comme un hic !

Là, vive le schéma électrique … J’ai suivi  chaque fil  de l’alimentation en partant du transformateur  et en passant par les fusibles puis encore un contrôle vers la carte électronique ou le composant électrique qui devait être logiquement alimenté. Bingo, une inversion en sortie de fusible sur l’alimentation de la carte son (la composante -12V servant au convertisseur analogique) avec la partie alimentation associée aux afficheurs via l’intermédiaire de la carte d’alimentation.

J’ai constaté également que la plupart des fusibles n’étaient pas les bons, ou encore pire, qu’ils étaient constitués de simple fil de cuivre encapsulés dans un vieux fusible en verre HS … Grgrrrrr …

La partie fusible est de nouveau saine. Je m’attaque à la réfection de la carte son. Tout cela a bien souffert mais le flipper est toujours en partie fonctionnel. C’est un miracle !

Au niveau réparation, j’ai effectué le remplacement des condos électrochimiques ainsi que le changement du pont de diodes qui a crâmé. J’ai tiré deux fils pour remplacer les pistes endommagées du connecteur. Chacun est associé à un connecteur mini-banane.

A ce stade, le flipper « marche ». Je peux créditer des parties et jouer avec. Le son a pris une toute autre ampleur. Par contre les afficheurs eux ne sont pas encore opérationnels. La carte de puissance étant complétement à réviser. Ce sera l’objet du prochain article.

Du lourd à restaurer ! Mon premier flipper est un Gottlieb Counterforce de 1980

21 juin 2009

L’acquisition de cette pièce s’est fait très rapidement en fait. Par curiosité, je suivais une enchère sur la bay pour un flipper mis en vente à 3km de chez moi. Le prix était intéressant bien que le flipper ne soit pas fonctionnel. Cette enchère s’est terminée sans acquéreur. Le propriétaire n’a pas posé de problème pour que je vienne le voir. Un collègue de boulot qui s’y connait en restauration de flippers est venu avec moi pour me donner son avis. Au final, le flip est arrivé dans mon atelier et je suis en transe depuis déjà une semaine que je l’ai. C’est le branle-bas de combat à l’atelier. J’ai du faire un sérieux ménage mais un deuxième gros tri va bientôt voir le jour. Tant pis pour les vieux Mac et autres tromblons qui trainaient depuis quelques années.

Comme je n’ai pas de photo de l’ensemble (mon appareil photo est un peu juste pour des plans larges). Voici la photo du flyer de l’époque (1980) :

Flipper Gottlieb Counterforce de 1980

Flipper Gottlieb Counterforce de 1980

Le premier démarrage semble encourageant : lumière, son et c’est presque tout :)

Le propriétaire nous a dit avoir changé un des transformateurs et de plus il a tiré un fil de masse vers un connecteur sur la pinouille du switch de l’anti-cheat (l’anti-triche) … étrange mais passons … Le bottom panel sur les photos ci-dessous montre un aperçu du travail qui m’attend. ;)

un sacré style pour la soudure :(

un sacré style pour la soudure :(

à gauche, le plan de masse (arrivée des fils verts) et à droite les transformateurs

à gauche, le plan de masse (arrivée des fils verts) et à droite les transformateurs

Sur cette dernière photo, on peut noter que le filtre RFI d’entrée 220 V a été shunté ce qui laisse présager qu’il soit HS. Il y a également un fil non soudé qui devrait être raccordé au plus petit transformateur. L’explication de cet oubli ?!? au prochain article.

Linux reconcilie DOS, Win98 et XP sur un même disque

6 juin 2009

Depuis un petit moment, j’accumule sur les brocs quelques vieux jeux PC qui m’ont quand même bien amusés il y a quelques années. Contrairement au jeu console ancienne, c’est pas évident de retrouver une configuration de PC adapté à 20 évolutions de la machine. C’est pourquoi je me suis lancé dans la configuration d’un vieux PIII 950 Mhz avec 512 Mo de ram et deux HDD de 80Go, carte son ISA Gravis PnP & SB16 MCD, carte graphique ATI Fury Rage Pro 128,  une 3DFX voodoo2 pour les jeux utilisant Glide.

Bon clairement, les 160 Go de disques durs, ce n’est pas que pour les jeux DOS hein :) et puis le XP là dessus, c’est pour quoi faire ? hé bin peut-être une ébauche de borne Mame  qui sait !

Début difficile

J’ai bien envie de lâcher quelques grossièreté direct tellement j’en ai bavé à faire cohabiter ce beau monde. Il faut dire que Microsoft s’est plié en quatre pour nous pondre des installateur de merde (oups ça m’a échappé).  Si l’on en juge par la procédure du support MS, il est tout à fait possible d’arriver au résultat que j’attends. En bref, on installe le DOS puis Windows 98 et enfin windows XP et le tour est joué. Dans les faits, c’est une autre paire de manche …

Ma méthode

Après quelques installations répétées des divers OS   (mon CD de Windows 98 SE écrase mon installation DOS systématiquement quand j’exécute le fichier install.exe ou bien  il refuse tout simplement de s’installer si le PC  boote sur le CD au démarrage de la machine en invoquant que mon disque dur contient déjà un OS ), je décide d’installer les OS séparément en effectuant une image de la partition en fin d’installation.

Pour rappel, le DOS 6.2 et Windows 98 ont besoin d’une partition primaire bootable. Un disque peut contenir jusqu’à 4 partitions primaires mais une seule peut-être bootable. Autre remarque, le DOS 6.2 s’installe sur une partition formatée en FAT16 (donc limité à 2Go en taille). Windows 98 support la FAT16 et la FAT32 avec une taille de partition max de 32Go. Enfin Windows XP supporte une installation en FAT32 et en NTFS.

Une fois terminé, j’ai donc 3 images de partitions correspondantes à ces fameux OS. Pour pouvoir faire cohabiter tous ce beau monde, il nous faut un bootloader. C’est là qu’intervient notre linux.

Grub, le bootloader de la mort qui tue

Comme je suis attaché à la distribution linux Ubuntu, je décide de partir sur l’installation de la 8.1 qui est une version stable et compatible avec mon PIII. Un petit coup de fdisk depuis le LiveCD d’Intrepid. Je génère mes partitions comme suit :

Périphérique Amorce    Début         Fin      Blocs    Id  Système
/dev/sda1            6639        9704    24627645   17  Hidden HPFS/NTFS
/dev/sda2   *           1         258     2072353+   6  FAT16
/dev/sda3             259        1822    12562830    5  Extended
/dev/sda4            1823        6638    38684520   1c  Hidden W95 FAT32 (LBA)
/dev/sda5             259         519     2096451    6  FAT16
/dev/sda6             520         780     2096451    6  FAT16
/dev/sda7             781        1041     2096451    6  FAT16
/dev/sda8            1042        1742     5630751   83  Linux
/dev/sda9            1743        1822      642568+  82  Linux swap / Solaris

J’en profite pour installer Ubuntu sur une partition logique de 5Go. Je déclare chaque système d’exploitation dans le fichier /boot/grub/menu.lst (fichier de configuration de Grub) :

title        Microsoft Windows XP Professionnel
hide            (hd0,1)    # cache MSDOS622
hide            (hd0,3)    # cache WIN98SE
unhide          (hd0,0)    # rend visible WINXP
unhide          (hd1,0)    # rend mon second disque visible
unhide          (hd1,1)    # idem
unhide          (hd1,2)    # idem
rootnoverify    (hd0,0)
savedefault
chainloader    +1
makeactive                 # la partition devient bootable
title        Windows 95/98/Me
hide            (hd0,1)    # cache MSDOS622
unhide          (hd0,3)    # WIN98SE
hide            (hd0,0)    # cache WINXP
hide            (hd1,0)    # et le second disque
hide            (hd1,1)    #
hide            (hd1,2)    #
rootnoverify    (hd0,3)
savedefault
chainloader    +1
makeactive

title           MSDOS 6_22
unhide          (hd0,1)    # MSDOS622
hide            (hd0,3)    # WIN98SE
hide            (hd0,0)    # WINXP
hide            (hd1,0)
hide            (hd1,1)
hide            (hd1,2)
rootnoverify    (hd0,1)
savedefault
chainloader     +1
makeactive

Enfin, je restaure sur chaque partition primaire l’image ghost de chacun des OS. Un petit reboot est le tour est joué !

Et maintenant, à moi la joie de la configuration de mon config.sys et autoexec.bat :)